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Infections liées aux soins & antibiorésistance (NSIH)

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Surveillance nationale des bactéries (multi)résistantes aux antibiotiques (BMR)

Introduction

Les antibiotiques sont parmi les médicaments les plus importants pour sauver des vies, mais une utilisation inutile et inappropriée réduit leur capacité à traiter des infections. Certaines bactéries sont devenues résistantes à certains antibiotiques ou ont trouvé des moyens pour les éliminer activement.

Le service "Infections liées aux soins et antibiorésistance" (NSIH) de Sciensano organise, collecte et analyse les données de la surveillance des bactéries (multi)résistantes aux antibiotiques (BMR) recueillies dans les hôpitaux belges.

Cette surveillance se compose de trois parties:

  • 1) La surveillance de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA)

Le Staphylocoque doré (Staphylococcus aureus; S. aureus) est une bactérie à gram-positif qui se retrouve fréquemment dans la muqueuse du nez et sur la peau de l’homme. Quand cette bactérie est devenue insensible (résistante) aux traitements avec certains antibiotiques, y compris la méticilline, nous parlons du Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (MRSA).

Le MRSA est une bactérie importante en milieu hospitalier qui est suivie par Sciensano dans les hôpitaux belges depuis 1994. Au départ, la participation à cette surveillance était volontaire, mais elle est devenue obligatoire en 2006.

  • 2) La surveillance des bactéries à gram négatif multiréistantes (MRGN)

La Belgique est confrontée, comme d’autres pays européens, à l’émergence rapide de bactéries à gram négatif multirésistantes. Ces bactéries (comprennant entre autre Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae) sont retrouvées surtout dans l’intestin de l’homme et peuvent provoquer des infections chez les patients gravement malades.

Grâce à multiples mécanismes de résistance les bactéries à gram négatif peuvent se rendre insensibles (résistantes) à plusieurs classes d’antibiotiques. Le principal mécanisme de résistance est la production des enzymes, comme les bêta-lactamases à spectre étendu (BLSE) et les carbapénémases. Les entérobactéries productrices de BLSE ont développé une résistance à la majorité des antibiotiques bêta-lactame, mais pas aux antibiotiques de la famille des carbapénèmes. Les bacteriés productrices de carbapénémases (CPE) par contre sont résistantes aux carbapénèmes.

En 2000, le service d'épidémiologie du Sciensano a mis en place une surveillance épidémiologique des bactéries à gram négatif multirésistantes dans les hôpitaux aigus belges en collaboration avec le Centre National de Référence (UCL, Mont-Godinne). Depuis 2014, tous les hôpitaux aigus sont obligés de participer à cette surveillance (Arrêté Royal du 8 Janvier 2015)

  • 3) La surveillance des entérocoques résistants à la vancomycine (VRE) ou au linézolide

Les entérocoques font partie intégrante de la flore intestinale saine de l’homme. Parmi les différentes espèces d’entérocoques existantes, seule une minorité est responsable d’infections chez l’homme. La plupart du temps, les infections apparaissent chez les patients immunodéprimés ou gravement malades (séjour hospitalier prolongé, antibiothérapie récente, etc.). Les infections les plus fréquentes provoquées par ces bactéries à gram positif sont des infections urinaires, des infections de plaie, des infections intra-abdominales ou des infections des vaisseaux sanguins ou endocardite. La grande majorité des infections à entérocoques contractées dans les hôpitaux sont causées par les espèces Enterococcus faecium et Enterococcus faecalis.

Les entérocoques résistants à la vancomycine (ERV ou VRE) sont des entérocoques qui présentent une résistance aux antibiotiques appartenant aux glycopeptides (vancomycine, teicoplanine). Le recours aux glycopeptides pour traiter le Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM ou MRSA) a contribué au développement de cette résistance.

La résistance à la vancomycine contribue à l'augmentation de l’incidence des infections hospitalières, entraînant à son tour une hausse de la morbidité et de la mortalité et, par là même, une prolongation de la durée de l'hospitalisation et une augmentation des coûts. Depuis quelques années le nombre d'épidémies hospitalières causées par VRE augmente.

Depuis 2014 la surveillance des VRE est une des surveillances optionnelles dont les hôpitaux belges peuvent choisir de participer (Arrêté Royal du 8 Janvier 2015).

Contact

Katrien Latour
+32 (0)2 642 57 62
katrien.latour@sciensano.be

(KL20200109)

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