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L'utilisation d'antibiotiques et la résistance microbienne au niveau du patient individuel

Introduction

La résistance bactérienne contre plus en plus d'antibiotiques (AB) est un problème de Santé Publique croissant. Un microbe est résistant quand sa prolifération ne devient plus freiner par un antibiotique au dosage maximal tolérable pour le patient.

Les AB peuvent induire en peu de temps une résistance microbienne (RM) au niveau de la flore de l'individu. La RM ne contribue pas à une virulence accrue des germes, mais augmente la probabilité des infections causées par des bactéries résistantes. Il existe des relations spécifiques entre les classes d'AB et les types de résistance, qu'on peut expliquer par des mécanismes connus de la RM. Le nombre d'AB disponibles est relativement limité et la production de nouvelles classes d'AB se déroule plus lentement qu'espéré. Une utilisation plus prudente des AB, qui pourrait limiter la progression de la RM, est pour cela vraiment nécessaire. Pour pouvoir élaborer des stratégies de contrôle effectives, les prescripteurs et les responsables politiques ont toutefois besoin d'information précise au rapport entre la prescription des AB et le développement de RM.

Le rapport entre l'utilisation des AB et l'induction de la RM a été prouvé par des études écologiques menées dans les collectivités (hôpital, une région géographique, etc.). Toutefois il y a peu d'études à grande échelle qui ont investigué ce rapport au niveau du patient individuel.

Les études écologiques ne peuvent pas démontrer que prescrire des AB de façon 'evidence-based' diminue le risque d'infection par des germes résistants chez son propre patient. Dans le cadre des campagnes de sensibilation dont les médecins sont motivé pour une utilisation plus rationnelle des AB avec des arguments 'evidence based', nous voulons démontrer qu'une prescription plus rationnelle des AB résulte dans une réduction de risque pour le propre patient.

(LL_21092006)


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